De la rue Monsieur-le-Prince au France
L’immeuble du boulevard Raspail a fermé ses portes et le CECMC part pour l’avenue de France. Ce centre, également connu sous le nom de «Centre Chine», a été fondé par Jacques Guillermaz. Il a commencé par créer une bibliothèque consacrée à la Chine contemporaine qui devint le Centre de recherches et de documentation sur la Chine contemporaine de l’E.H.E.S.S. (nouveau nom de la VIe section). La bibliothèque du Centre Chine a déjà quitté le boulevard Raspail aux débuts des années 1990 pour aller à la Maison de l’Asie. En savoir plus sur l’historique du centre
Comme dernier billet de l’année, je vous propose un survol des différents déménagements du «Centre Chine» à travers un passage des mémoires de Jacques Guillermaz, Une vie pour la Chine. Mémoires (1937-1989), Paris, Robert Laffont, 1989, 450 p. [Réédité en 1994 par Hachette]
Au cours de l’année 1958, l’École pratique des hautes études (sixième section), qui devait devenir quelques années plus tard l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), conçut le projet de mettre sur pied un Centre de recherche et de documentation sur la Chine contemporaine et me proposa d’en prendre la direction. J’en acceptai le principe. (…) p. 269.
Le Centre de recherche promis fut longtemps pauvre en personnel, en finances et piètrement installé, d’abord au10, rue Monsieur-le-Prince, dans la maison où avait logé Auguste Comte, puis 131, boulevard Saint Michel.(…) p. 270
En 1967, le Centre de recherche et de documentation de l’École des Hautes études en sciences sociales était encore installé, fort médiocrement, au 131 du Boulevard Saint-Michel, dans l’ancienne école du père Castor dont peu de gens se souviennent aujourd’hui. Vieux locaux disposés en désordre autour et dans une cour pavée, sans doute inchangée depuis des générations. Les bâtiments légers y étaient dominés par des immeubles de plusieurs étages. Les gammes appliquées d’un piano parvenaient souvent jusqu’à nous, mes collaboratrices Nicole de Beauvais et Alberte Tang faisaient pousser des fleurs le long des murs et, parfois, un chat désoeuvré traversait ka cour, indifférent aux appels et aux caresses.
D’autres centres, dont le Centre slave d’Alexandre Benningsen, voisinaient avec nous dans cet ensemble, aussi modeste que les moyens qui nous étaient attribués. J’éprouvais quelque honte à recevoir des visiteurs dans cette pièce exigüe qui me servait de bureau. Le moindre commerçant, le plus petit employé était mieux partagé que moi. Nos livres s’entassaient dans une sorte de magasin à galette qui ne laissaient que peu de place aux chercheurs. Je devais traverser un bout de cour pour atteindre mon petit
secrétariat. Il faudra attendre 1971 pour que le Centre trouve enfin un accueil décent à la Maison des sciences de l’homme qui venait d’être achevée boulevard Raspail, encore ne disposions-nous pas de tout l’espace nécessaire. Mais il en allait de même pour d’autres centres, et je ne saurais tenir pour responsable de cette situation une institution qui m’attribuait ce qu’elle pouvait, et que son caractère pluridisciplinaire obligeait à tenir balance égale entre beaucoup de spécialités relevant des sciences sociales. (…) p. 368-369
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Jacqueline Nivard (29 décembre 2010). De la rue Monsieur-le-Prince au France. . Consulté le 6 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/me2l



Bonsoir, je cherche des nouvelles de nicole de Beauvais qui travaillait au centre Chine de la maison des sciences de l homme au centre Chine duv54 bd rasoail en 1977. Elle ne doit plus être de ce monde et n avait pas d enfants mais un frère. C était une amie proche de mes parents connus à Bangkok.
Je crains que Nicole de Beauvais ne soit plus depuis longtemps en mesure de donner de ses nouvelles.