Le féminin et le religieux
Journée d’étude en l’honneur de l’ethnologue Brigitte Baptandier, organisée par Gladys Chicharro (Université Paris 8), Stéphane Gros (CNRS, CEH), Adeline Herrou (CNRS, LESC), Aurélie Névot (CNRS, CEH).
Participation d’Alain Arrault (EFEO/CECMC) en tant que discutant.
Dans l’introduction de La Dame-du-bord-de-l’Eau (1988), paru en anglais sous le titre The Lady of Linshui. A Chinese Female Cult (trad. K. I. Fryklund, 2008), Brigitte Baptandier explicite clairement l’une des intentions qui ont animé ses recherches en Chine (à Taiwan puis dans la province du Fujian) : « L’idée première de ce travail était de mettre au jour ce que représentait, en Chine, la notion de féminité et de porter un regard délibérément féminin sur l’ethnologie chinoise. Autrement dit, il s’agissait à la fois de se demander comment, et par où, on envisage la civilisation chinoise lorsqu’on adopte à son sujet un point de vue féminin, mais aussi d’essayer de remonter aux racines de ce que signifie symboliquement être une femme en Chine, afin de chercher à tenir sur les coutumes et usages particuliers s’y rapportant un autre langage.»
La tradition liturgique et chamanique taoïste étudiée par Brigitte Baptandier s’est avérée un champ fertile pour aborder l’idée même du féminin : le corps de certains médiums y est en soi pensé comme un possible « champ sémantique de la féminité ». Dans le même mouvement, le féminin s’est montré véritablement précieux dans ce contexte pour comprendre le religieux : l’histoire religieuse taoïste repose sur la conception du Yin et du Yang qui associe à la notion pivot de féminité son nécessaire pendant, si bien que « quand il s’agit de féminité, il n’est pas seulement question de femmes ».
Cette journée d’étude se propose de continuer à explorer ce que le féminin et le religieux tenus ensembles peuvent nous dire de la Chine et plus généralement des sociétés que nous étudions.
Date
- Jeudi 30 juin 2016, 9h30-18h00
Lieu
- Université Paris Ouest-La Défense
Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative Maison René Ginouvès (MAE) – Salle 308F
21 Allée de l’Université – 92000 Nanterre
Programme
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Monique Abud (15 juin 2016). Le féminin et le religieux. . Consulté le 6 octobre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/mfn5

